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En savoir plus sur Arrosage & Irrigation

Concevoir une installation d'arrosage automatique

Une installation d'arrosage ne se compose pas en partant du catalogue mais en partant de l'eau disponible. Les six familles de cette page suivent cet ordre, de la ressource jusqu'au pilotage.

1. La ressource en eau

Tout commence par ce dont vous disposez réellement : la pression et le débit au point de départ. Un réseau d'eau de ville, un forage et une cuve de récupération d'eau de pluie ne se comportent pas de la même façon, et un réseau conçu sans cette mesure arrose mal — pression insuffisante en bout de ligne, arroseurs qui ne tournent pas, électrovannes qui ne s'ouvrent pas. Sur une alimentation depuis une cuve, c'est la pompe qui crée la pression, et elle se choisit à partir du besoin du réseau, pas l'inverse.

2. Le traitement de l'eau

Une eau de pluie stockée ou une eau de forage transporte du sable, des débris et des matières organiques. Ils encrassent les goutteurs, rayent les sièges de vannes et empêchent une membrane de se replaquer. Une filtration placée en tête de réseau est le poste le moins cher de l'installation et celui qui évite le plus d'interventions. Elle est indispensable dès qu'il y a du goutte-à-goutte.

3. L'aspersion

Arroseurs escamotables, turbines et tuyères couvrent les surfaces engazonnées. Le choix se fait sur la portée, la forme du secteur arrosé et la pluviométrie de l'appareil — deux arroseurs de débits différents ne doivent pas partager la même zone, sinon une partie du gazon reçoit deux fois trop d'eau pendant que l'autre en manque.

4. La micro-irrigation

Le goutte-à-goutte apporte l'eau directement au pied des plantes, sans mouiller le feuillage et sans perte par évaporation. C'est la solution des massifs, des haies, des potagers, des cultures et des plantations en ligne. Elle demande une filtration en amont et un régulateur de pression, les goutteurs travaillant à pression basse.

5. L'arrosage enterré et l'arrosage de surface

L'arrosage enterré fait disparaître canalisations et arroseurs sous la pelouse : rien ne gêne la tonte ni le passage, mais l'installation se pose en une fois et se modifie peu. L'arrosage de surface reste visible et mobile : il s'installe en quelques minutes, se déplace et se range à l'automne. Le premier est un investissement de long terme, le second une solution souple.

6. La programmation et l'automatisme

Chaque zone est ouverte par une électrovanne, commandée par un programmateur. Nez de robinet à pile pour une terrasse ou un potager ; coffret multivoies alimenté sur secteur pour un réseau enterré ; bifilaire à décodeurs pour les grands espaces. Les sondes de pluie, d'humidité du sol, de gel et de débit empêchent l'arrosage inutile et signalent les anomalies.


Questions fréquentes

Par où commencer ?
Par la mesure de la pression et du débit disponibles, et par le plan des zones à arroser. Ce sont les deux données qui conditionnent tout le reste, et les deux que nous demandons en premier sur une demande de devis.

Peut-on arroser avec l'eau d'une cuve de récupération ?
Oui, c'est même l'usage principal de l'eau de pluie récupérée. Il faut une pompe capable de fournir la pression et le débit demandés par le réseau, et une filtration adaptée. Le volume de la cuve se calcule sur la surface à arroser et la durée des périodes sans pluie.

Aspersion ou goutte-à-goutte ?
L'aspersion pour les surfaces engazonnées, le goutte-à-goutte pour tout ce qui est planté en massif, en haie ou en rang. Une même installation combine très souvent les deux, sur des zones séparées et avec des durées d'arrosage différentes.

Faut-il enterrer le réseau ?
Sur une pelouse tondue régulièrement et destinée à durer, oui : le réseau enterré ne gêne rien et ne se démonte pas chaque automne. Sur un potager, une terrasse ou une installation provisoire, l'arrosage de surface suffit et coûte beaucoup moins cher.

Combien de zones prévoir ?
Autant que de besoins différents — une pelouse, un massif, une haie, un potager n'ont ni la même durée ni la même fréquence d'arrosage. Le débit disponible fixe aussi une limite : toutes les zones ne peuvent pas fonctionner en même temps, et c'est précisément le rôle du programmateur de les faire tourner l'une après l'autre.

Que se passe-t-il en hiver ?
Un réseau enterré se purge avant les premières gelées, faute de quoi l'eau restée dans les canalisations et les arroseurs les fait éclater. Un arrosage de surface se démonte et se range.

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